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Un avenir européen pour les Balkans occidentaux

Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, je ne vais pas vous faire la danse du ventre, Madame, mais je ne vais pas faire semblant. Pour nous, l’élargissement, c’est non, et je vais vous expliquer pourquoi. Parce que, d’abord, l’Union européenne, c’est une sorte de grande colocation, qu’on a déjà du mal à 27, et donc faire l’élargissement, ça serait difficile.

Alors, j’ai voulu être précis, parce que j’aime bien être technique et factuel. Prenons le Kosovo: c’est un territoire marqué par des trafics d’armes, de drogue, d’êtres humains, mais aussi par les réseaux islamistes, et dont la souveraineté n’est toujours pas reconnue par cinq des États membres – donc, compliqué d’accueillir ce pays-là.

La Bosnie: un pays paralysé par des divisions institutionnelles, confronté au risque de sécession, corruption endémique et influence persistante du crime organisé.

L’Albanie, plaque tournante majeure du trafic de stupéfiants vers l’Europe, dont les réseaux criminels sont régulièrement identifiés par les services de sécurité européens, et qui entretient des liens étroits avec la Turquie d’Erdoğan, dont les intérêts sont souvent contraires aux nôtres.

On pourrait citer la Macédoine du Nord, le Monténégro ou la Serbie, qui restent confrontés aussi à la corruption, aux influences étrangères, aux réseaux criminels. Je vous conseille de lire les rapports d’Europol ou d’Eurojust qui confirment ces dires, même les rapports du Parlement européen.

Donc, commençons à protéger les 27 États membres. Fonctionnons bien à vingt-sept ensemble, et après on pourra regarder l’élargissement, que nous, nous n’appelons pas de nos vœux.

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