Au Parlement européen 🇪🇺, nous débattions de l’implication croissante des mineurs dans la criminalité organisée.
Je parle ici de jeunes recrutés par des trafiquants et utilisés par des réseaux criminels, pas de petite délinquance du quotidien.
Et là, j’ai eu l’impression de basculer dans une autre dimension 😂
Face à l’ancienne Première ministre belge Sophie Wilmès, aujourd’hui députée européenne du groupe Renew, proche de la majorité d’Emmanuel Macron, j’ai entendu une réponse pour le moins surprenante : pour lutter contre les règlements de comptes et le recrutement de mineurs par les réseaux criminels, il faudrait notamment renforcer le contrôle des réseaux sociaux.
Autrement dit : les mafias recrutent, les trafics prospèrent, des mineurs sont entraînés dans des règlements de comptes… et la réponse prioritaire serait de mieux surveiller ce qui se passe derrière les écrans ?
Les réseaux sociaux peuvent évidemment jouer un rôle dans le recrutement ou la propagande criminelle. Mais croire qu’on luttera efficacement contre les narcotrafiquants uniquement avec davantage de modération en ligne, c’est passer à côté d’une grande partie du problème.
Pour combattre réellement ces réseaux, il faut aussi s’attaquer à leur organisation, à leurs financements, à leurs trafics et à ceux qui recrutent ces jeunes sur le terrain.
Je ne me suis donc pas privé de répondre, exemples concrets à l’appui.










