
Madame la Présidente, chers collègues, je vais vous parler de la France, puisque vous avez parlé de Marseille, Monsieur le Commissaire. Plus 74 % de mineurs poursuivis pour meurtres, assassinats, coups mortels et violences volontaires aggravées entre 2017 et 2023. Un interpellé sur cinq avec une arme est mineur, en France. Près d’un quart des cambriolages impliquent des mineurs. Près d’un tiers des interpellés après les émeutes suite à la mort de Nahel en 2023 étaient également des mineurs. Six mineurs délinquants sur dix récidivent dans les cinq ans après leur condamnation définitive.
Je pense que pour les gauchistes les plus angéliques ou pour celles et ceux qui ne parlent que de prévention, les chiffres sont clairs: il faut d’abord de la répression et une volonté de protéger nos concitoyens qui, eux, ne demandent rien et sont victimes des agissements d’une grande majorité de mineurs qui sont de plus en plus violents.
Alors, des réponses claires? La majorité pénale est à seize ans. Aujourd’hui, elle est à 18 ans. Comment comprendre qu’on juge un mineur de seize ans en 2026 avec des textes de 1945? Ils doivent être jugés comme des majeurs lorsqu’ils commettent des crimes et des délits pour adapter la réponse pénale à la réalité d’aujourd’hui. Les parents démissionnaires qui abandonnent leurs enfants doivent perdre les allocations et le logement social. Et surtout, quand ils cassent, ils doivent payer jusqu’à la fin de leur vie. On veut donc créer une taxe sur les voyous et non pas une taxe sur les victimes.
Alors, la prévention est simple: quand on fait des gosses, on les assume. Aux parents de surveiller les fréquentations, les devoirs, les sorties. Ce n’est que du bon sens. Il faut arrêter la culture de l’excuse sociale et pénale et tout ce qui relève de l’impunité qui nous tue depuis des années.
