Merci à BFM TV d’avoir organisé ce débat consacré à la crise de Ceuta et, plus largement, à la question du contrôle des frontières européennes.
Car derrière les images de Ceuta, c’est bien un sujet majeur qui se pose : l’Europe est-elle encore capable de maîtriser ses frontières et de contrôler les flux migratoires qui entrent sur son territoire ?
Face à moi, une sénatrice et porte-parole des Écologistes au Sénat. Au début du débat, j’ai surtout eu droit à une réponse devenue classique : « c’est de la démagogie ». Un peu court lorsqu’on parle de sécurité, de souveraineté et de l’avenir de la politique migratoire européenne.
Puis les positions de fond sont apparues : régularisations, accueil toujours plus large et l’idée selon laquelle les personnes entrées clandestinement en Europe viendraient avant tout pour travailler.
C’est précisément là que nos visions s’opposent.
Pour moi, une politique migratoire sérieuse commence par une évidence : une frontière doit pouvoir être contrôlée et une entrée irrégulière sur le territoire européen ne peut pas devenir automatiquement un droit à rester.
La crise de Ceuta montre une nouvelle fois les fragilités des frontières extérieures de l’espace Schengen. Et lorsqu’une frontière espagnole est mise sous pression, ce n’est pas uniquement un problème espagnol : c’est toute l’Union européenne qui est concernée, puisque la libre circulation permet ensuite de se déplacer à travers une grande partie du continent.
Il faut donc sortir des postures idéologiques et poser les vraies questions : quelles frontières voulons-nous pour l’Europe ? Quelle politique d’immigration ? Comment lutter efficacement contre les entrées clandestines et faire respecter les décisions d’éloignement ?
Je vous laisse regarder ce débat : il illustre parfaitement deux visions totalement différentes de l’immigration en Europe et de la protection de nos frontières.
Et certains continuent pourtant de nous expliquer que les Écologistes représenteraient une alternative crédible pour gouverner…
