Au Parlement européen, on débattait de la délinquance des mineurs dans la criminalité organisée

Au Parlement européen, on débattait de la délinquance des mineurs dans la criminalité organisée.

Au Parlement européen 🇪🇺, nous débattions de l’implication croissante des mineurs dans la criminalité organisée.

Je parle ici de jeunes recrutés par des trafiquants et utilisés par des réseaux criminels, pas de petite délinquance du quotidien.

Et là, j’ai eu l’impression de basculer dans une autre dimension 😂

Face à l’ancienne Première ministre belge Sophie Wilmès, aujourd’hui députée européenne du groupe Renew, proche de la majorité d’Emmanuel Macron, j’ai entendu une réponse pour le moins surprenante : pour lutter contre les règlements de comptes et le recrutement de mineurs par les réseaux criminels, il faudrait notamment renforcer le contrôle des réseaux sociaux.

Autrement dit : les mafias recrutent, les trafics prospèrent, des mineurs sont entraînés dans des règlements de comptes… et la réponse prioritaire serait de mieux surveiller ce qui se passe derrière les écrans ?

Les réseaux sociaux peuvent évidemment jouer un rôle dans le recrutement ou la propagande criminelle. Mais croire qu’on luttera efficacement contre les narcotrafiquants uniquement avec davantage de modération en ligne, c’est passer à côté d’une grande partie du problème.

Pour combattre réellement ces réseaux, il faut aussi s’attaquer à leur organisation, à leurs financements, à leurs trafics et à ceux qui recrutent ces jeunes sur le terrain.

Je ne me suis donc pas privé de répondre, exemples concrets à l’appui.

Narcotrafic dans les eaux européennes

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, chers collègues, face au narcotrafic, il ne faut plus des mots mais des actes, car, derrière chaque cargaison interceptée, il y a désormais du sang versé dans nos villes européennes.

L’Union européenne semble enfin prendre conscience de l’ampleur de la menace. Nous avons applaudi des deux mains un accord important avec l’Équateur – dont j’ai été le rapporteur –, pays devenu un point stratégique dans le trafic de cocaïne vers l’Europe. Nous avons également tout fait pour renforcer l’agence de police européenne Europol, afin de mieux coordonner la lutte contre les réseaux criminels transnationaux.

Autant de vraies avancées contre des narcomafias qui désormais kidnappent, corrompent, intimident et, bien souvent, tuent en plein jour. Je pense au jeune Mehdi Kessaci, au père de famille et chauffeur Uber Nessim Ramdane, à Marseille, ou encore à l’étudiante Socayna Jean, victimes des balles, des kalashnikovs, des narcotrafiquants, et tous morts à Marseille, devenue capitale française du narcotrafic. Derrière Marseille, d’autres villes suivront si rien n’est fait: Anvers, Hambourg, Rotterdam. De par mon métier de policier, j’ai vu l’organisation de ces groupes et leur force de frappe sans foi ni loi. Notre faiblesse depuis des décennies est leur principal carburant.

Pour tous ceux qui l’ont payé de leur vie: reprenons le contrôle de nos frontières maritimes, protégeons nos ports stratégiques et donnons des moyens réels à nos douaniers, policiers, gendarmes, magistrats et services de renseignement!

(L’orateur accepte une question carton bleu)

Derrière chaque cargaison de drogue interceptée, il y a du sang versé dans nos pays

« Derrière chaque cargaison de drogue interceptée, il y a du sang versé dans nos pays. »

Au Parlement européen 🇪🇺, avec Jordan Bardella, nous continuons à faire avancer le combat contre le narcotrafic et les réseaux criminels organisés.

Pendant que certains préfèrent les postures et les polémiques, nous choisissons de travailler sur des mesures concrètes pour mieux protéger les Français.

J’ai eu l’honneur d’être rapporteur d’un texte visant à renforcer la coopération policière européenne et internationale face aux mafias, aux trafiquants et aux organisations criminelles qui agissent au-delà des frontières.

Car le narcotrafic n’est pas seulement une question de saisies de drogue : derrière ces réseaux, il y a des règlements de comptes, des familles brisées et des victimes innocentes.

Nous continuerons donc à nous battre pour Mehdi, Fayed, Socayna, Nessim et pour toutes celles et ceux qui ont payé le prix de cette violence.

Ce combat ne fait que commencer. Nous ne lâcherons rien : nous continuerons à agir, à travailler et à obtenir des résultats. 🇫🇷