Sur BFM TV, le journaliste m’a expliqué qu’il n’y avait « aucune peur à avoir », « aucune menace à voir » puisque… l’Union européenne l’affirmait.
J’avoue que j’ai eu du mal à ne pas sourire. Je lui ai répondu du tac au tac, parce qu’à un moment, il faut aussi revenir aux faits.
Prenons simplement la situation à Ceuta.
Savez-vous combien de mineurs étrangers isolés marocains se retrouvent aujourd’hui à errer dans les rues ?
Ils seraient plus de 1 000, âgés en moyenne de 14 à 15 ans, alors que seulement 90 places d’hébergement seraient disponibles. Parmi eux, de jeunes filles particulièrement vulnérables, exposées aux réseaux de proxénètes, aux voyous et aux passeurs.
Voilà donc le résultat de « l’hospitalité » vantée par le gouvernement socialiste espagnol.
C’est cela, la grande politique humanitaire dont la gauche nous parle en permanence ?
Et lorsqu’on rappelle qu’ils sont plus d’un millier, certains nous répondent presque que ce n’est finalement « pas grand-chose ». Ben voyons.
Il ne faut surtout pas se raconter d’histoires : pendant qu’en France certains continuent d’expliquer que tout va bien, une partie de ces migrants cherchera naturellement à poursuivre sa route à travers l’espace européen.
Et le plus incompréhensible reste peut-être là : malgré la pression exercée sur cette frontière extérieure de l’Union européenne, le gouvernement espagnol n’a pas sollicité le déploiement de gardes-frontières de Frontex en renfort.
Dans cette vidéo, j’explique simplement une réalité que certains préfèrent manifestement ne pas regarder en face.
