On a encore le droit de montrer ce qui se passe aux frontières de l’Europe ?
On a encore le droit de diffuser les images de Ceuta, de constater que les personnes qui tentent de franchir la frontière sont très majoritairement des hommes et de rappeler que le Maroc n’est pas un pays en guerre ?
On a encore le droit de dénoncer des franchissements massifs d’une frontière extérieure de l’espace Schengen sans être immédiatement accusé de racisme ?
On a encore le droit, enfin, de critiquer la politique migratoire de Pedro Sánchez et de considérer que les régularisations massives peuvent envoyer un signal particulièrement dangereux à ceux qui souhaitent entrer clandestinement en Europe ?
Car derrière les polémiques et les accusations, une question essentielle demeure : l’Europe est-elle encore capable de faire respecter ses propres frontières ?
À Ceuta, le contrôle d’une frontière extérieure de l’espace Schengen a été soumis à une pression considérable. Ces événements donnent une nouvelle fois l’image d’une Europe qui peine à maîtriser ses frontières, à faire respecter ses règles et à anticiper les crises plutôt qu’à simplement les subir.
Dire cela ne signifie pas rejeter l’Europe. Bien au contraire : vouloir une Europe forte, c’est aussi vouloir une Europe capable de protéger ses frontières, d’appliquer ses lois et de défendre la souveraineté de ses États membres.
Avec Jordan Bardella, nous défendons une idée simple : les lois doivent être respectées, les frontières doivent être contrôlées et les États européens doivent rester maîtres de leur politique migratoire.
Ce sont des principes appliqués par de nombreux États à travers le monde. Pourquoi l’Europe devrait-elle y renoncer ?
Et vous, trouvez-vous cette situation normale ?
