Rétablir le contrôle des migrations: retours, politiques en matière de visas et coopération avec des pays tiers

Rétablir le contrôle des migrations: retours, politiques en matière de visas et coopération avec des pays tiers (débat d’actualité)

Monsieur le Président, Madame la Membre de la Commission, je vais vous donner un scoop: limiter drastiquement l’immigration et appliquer les renvois, ce n’est pas simplement le programme des Patriotes, mais c’est également la demande de l’écrasante majorité des opinions publiques européennes. C’est devenu même une nécessité vitale pour nos peuples et nos États.

Lorsqu’une demande d’asile est rejetée, il peut y avoir une seconde, une troisième chance, voire un vingtième recours possible, toujours déguisé sous des motifs humanitaires ou de protection internationale, ou toujours une excuse, telle qu’on sait si bien les inventer dans nos démocraties. La procédure de retour, elle doit être rapide et pleinement exécutée.

Surtout, je voulais attirer votre attention, Madame, sur le fait que les autorités doivent disposer de tous les moyens nécessaires, contrôle, enquête, fouille de la personne et du domicile lorsque cela est indispensable à l’exécution d’un retour. La non-coopération ne peut plus être tolérée, elle doit devenir une infraction pénale clairement sanctionnée.

Enfin, s’agissant des mineurs étrangers isolés, je ne sais pas si vous avez déjà été à Barbès, si vous avez déjà été à Noailles, à la Duchère, à Wazemmes – dans le nord de la France, chez moi –, mais ça devient un vrai fléau pour la sécurité publique, puisque le fait qu’ils ne puissent pas recourir, les enquêteurs, aux tests ADN ou aux examens d’âge osseux qui sont déjà faits, ça permet de bénéficier de la double immunité: celle de l’excuse de minorité, celle également d’être à chaque fois remis en liberté.

Les droits de l’homme et la démocratie dans le monde et la politique de l’Union européenne en la matière

Les droits de l’homme et la démocratie dans le monde et la politique de l’Union européenne en la matière

Madame la Présidente, Madame la Vice-présidente Kallas, face à l’islamisme, l’Union européenne tremble. Pas un mot sur la Turquie, véritable cheval de Troie des Frères musulmans. Quand l’Union européenne aura-t-elle enfin le courage de considérer cette organisation pour ce qu’elle est, une organisation terroriste, comme l’ont fait les États-Unis, mais surtout de nombreux pays arabes, de l’Égypte à l’Arabie saoudite jusqu’à la Jordanie.

Pire encore, l’Union européenne finance ce régime à hauteur de près de 10 milliards d’euros sur la période 2021-2027. Dix milliards pendant que l’islamisme progresse. Pas un mot non plus sur la Syrie, l’Afghanistan, l’Iraq ainsi que l’Iran, ces pays islamistes au régime islamiste dont les peuples souffrent. Alors soyons clairs, les islamistes sont-ils nos ennemis, vos ennemis, Madame Kallas, ou les alliés de la Commission?

Et votre lâcheté ne s’arrête pas là. Rien sur les passeurs qui transforment nos mers en cimetières. Vous pleurez les enfants morts sur les plages, mais vous tremblez quand il faut traiter leurs bourreaux comme des criminels qu’ils sont. Pire, l’extrême gauche fait une syncope quand il faut simplement les nommer ainsi.

Cerise sur le gâteau, vous réclamez un siège au Conseil de sécurité de l’ONU, comme si cela s’obtenait par incantation, là où la France l’a obtenu au prix du sang et de son histoire. Alors cessons ces délires gauchistes, arrêtez de rêver en 3D et revenez sur la réalité de ce que vivent nos concitoyens et les peuples dans le monde entier, qui attendent la liberté et notre combat.

 

Assassinat de Mehdi Kessaci: nécessité urgente d’une action ambitieuse à l’échelon européen contre le narcotrafic

Assassinat de Mehdi Kessaci: nécessité urgente d’une action ambitieuse à l’échelon européen contre le narcotrafic (débat)

Monsieur le Président, d’abord un mot, évidemment, pour Amine Kessaci et son frère – Amine, avec qui j’ai eu l’occasion de débattre dans des fonctions précédentes. Nous ne partageons pas les mêmes opinions, mais, en tout cas, j’ai toujours respecté sa force de caractère et ses convictions, et j’imagine que son frère aurait fait un excellent gardien de la paix, armé des mêmes valeurs que celles que j’imagine que l’on partage au sein de sa famille.

Mesdames et Messieurs, je vais vous parler d’une guerre: pas de Kiev, pas d’Alep, pas de Bagdad, mais en France, face aux narcoterroristes. Au lieu d’envoyer blindés, hélicoptères, CRS et escadrons de gendarmerie mobile face à nos paysans, envoyons-les là où la République recule, dans les cités qui tombent une par une aux mains des gangs. Nous tiendrons le terrain face aux «narcoracailles» qui tiennent les murs! Nous enverrons la CRS 8, les CRS 81, 82, 83 et 84, ainsi que les seize nouveaux escadrons de gendarmerie mobile aider leurs frères d’armes de la sécurité publique, des BST, des BAC et des PSIG. Non pas avec des Fiat Ducato, pas avec des Renault Master épuisés ou des Iveco rincés, mais avec de nouveaux véhicules puissants, blindés, légers, pour attaquer ces points de deal en toute sécurité.

Nous créerons et nous enverrons des nouveaux blindés de la gendarmerie plus légers, plus maniables, dans les cités, appuyés par des hélicoptères et des drones afin que nos forces puissent progresser, traquer et interpeller les guetteurs et les dealers en toute sécurité, même au milieu des tirs d’armes de guerre, comme on l’a vu à Rennes ou à Castres.

Pour nous, les consommateurs ne sont pas des victimes: ce sont des complices. Ils ont du sang sur les mains: celui de Mehdi et celui de Socayna à Marseille, celui de Fayed à Nîmes. Ils devront payer et faire une courte peine de prison. Nous frapperons aussi les réseaux: création d’une nouvelle police judiciaire, renforcement des brigades de recherche et d’intervention avec une prime de spécialité, comme pour les motards, les BAC et les FTSI, qui l’attendent tant.

Nous créerons un groupe de travail contre la criminalité organisée, parce qu’il faut frapper non seulement les trafiquants de drogue, mais aussi ceux du trafic d’armes, du trafic d’êtres humains – le proxénétisme explose dans nos cités. Nous irons aussi chercher le pognon des trafiquants avec le fisc, qui ne demande que ça, et nous redistribuerons les avoirs criminels aux enquêteurs pour les motiver.

En parlant d’enquêteurs, plan pour aider les OPJ: paiement des heures supplémentaires, simplification de la procédure pénale et nouveaux logiciels de procédure avec l’intelligence artificielle. Enfin la parole du policier sera supérieure à celle du voyou. L’administration protégera ses policiers et ses gendarmes en payant l’avocat et l’hôpital automatiquement.

Nous sommes prêts à leur mener la guerre, pas avec des Playmobil, mais avec une véritable armée, policière – et pas celle qui nous protège à l’extérieur, au péril de sa vie, pour le drapeau français.

 

Évolution du paysage sécuritaire européen

Évolution du paysage sécuritaire et rôle de la police au cœur de la stratégie européenne de sécurité intérieure (débat)

Monsieur le Président, la police, pour moi, c’est une grande famille. C’est une passion et surtout une grande fierté de rendre à la France tout ce qu’elle m’a donné en la protégeant durant vingt ans.

En 2023, j’étais fier de commander des femmes et des hommes qui, avec courage, ont défendu la République face à des racailles qui ont tout incendié, tout saccagé et qui ont blessé près de 1 000 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers en France. Avec nous, ils seront tous décorés, tous récompensés et surtout tous mis à l’honneur lors d’une cérémonie bleu blanc rouge qu’Emmanuel Macron n’a pas organisée.

Avec nous, les policiers du RAID, de la BRIPP, de la brigade d’intervention, des BAC n’attendront pas dix ans après le Bataclan pour être décorés pour leur courage face aux terroristes islamistes qui ont traversé l’Europe pour venir frapper mon pays.

Avec nous, tous leurs frais médicaux seront pris en charge, sans retard, sans avances, sans quémander, sans mendier. Avec nous, la prise en charge de l’avocat sera automatique. Ils seront systématiquement protégés par l’administration. Nous créerons une présomption de prise en charge de l’administration.

Soyez aussi assurés, devant ce Parlement européen, que tous ces branleurs qui saccagent tout aux frais des honnêtes gens qui n’en peuvent plus paieront jusqu’au dernier centime: finies les allocations, fini le logement social. Surtout, nous mettrons au pain sec ces voyous. Face aux sauvages qui fracassent un policier de la BAC à Tourcoing, un frère d’armes, la règle sera simple: tu touches à un flic, tu dors en prison et ce sera à tes frais. Pareil si tu es un fidèle client des policiers et gendarmes: en plus d’une carte de fidélité, fini le foutage de gueule devant les magistrats qui n’en peuvent plus. Ce sera aussi la prison dès la première récidive.

Face aux narco-racailles qui gangrènent mon pays, nous redonnerons ses lettres de noblesse à la police judiciaire qui a été démantelée par le ministre de l’intérieur de l’époque, Gérald Darmanin. Et nous sauverons tous ces enquêteurs qui sont en train de crever.

À ces élus gauchistes, je leur dis d’arrêter de souiller mes frères d’armes, policiers, gendarmes, avec «la police tue». Parlez plutôt de Jean-Baptiste Salvaing et de Jessica Schneider, policiers égorgés par un terroriste à Magnanville devant leur enfant Mathieu, âgé de trois ans, du gendarme Arnaud Beltrame qui a sacrifié sa vie pour sauver un otage face à un islamiste, d’Éric Masson, policier en France, exécuté par un dealer à Avignon, qui a laissé deux petites filles derrière lui. Je dis aussi à mes collègues LFI: rendez-vous en 2026 pour le procès de Florian dans l’affaire Nahel. Vous avez souillé son honneur.

Face à vous, je n’aurai jamais peur, je ne reculerai jamais. Il en va de tous mes frères d’armes tombés pour la France, sous l’uniforme de la police nationale.

 

Stratégie politique de l’Union en Amérique latine (débat)

Stratégie politique de l’Union en Amérique latine (débat)

  Matthieu Valet (PfE). – Madame la Présidente, chers collègues, en tant que commissaire de police ayant consacré ma vie à lutter contre la criminalité, je considère que les résultats spectaculaires obtenus à El Salvador en matière de sécurité méritent au moins notre intérêt, plutôt que la dénonciation, votre dénonciation systématique, comme c’est le cas dans ce rapport.

C’est vrai que, avant d’être parlementaire, j’arpentais les rues des cités de France, j’allais chasser du voyou, je faisais face à des refus d’obtempérer, à des cambrioleurs, à des agresseurs, et j’étais utile à ma société, à la République française qui m’a tout donné.

Donc, depuis 2019, le Salvador est passé d’un des pays les plus violents au monde à l’un des plus sûrs d’Amérique latine. Le taux d’homicide est passé de plus de 100 à moins de 2 pour 100 000 habitants. Ces chiffres feraient rougir des chefs d’États, dont le mien, car malheureusement, l’ensauvagement fait rage dans mon pays. Les gangs qui faisaient régner la terreur dans les rues ont été neutralisés. Des millions de Salvadoriens vivent aujourd’hui dans une sécurité retrouvée. Plus de 93 % sont satisfaits du bilan sécuritaire du président Bukele. Quarante mille places de prison ont été créées en sept mois. Dans mon pays, nous avons mis presque huit ans pour en créer à peine 7 000 sur les 15 000 que M. Macron avait promis. Vous imaginez?

Alors je pose une question simple: pourquoi parlons-nous du Salvador aujourd’hui, maintenant que la violence a reculé? Je ne me souviens d’aucun débat urgent ici, d’aucune indignation généralisée au sein de cette Assemblée. Pourtant, à l’époque, les victimes existaient déjà, les victimes dont on ne parle jamais, qui sont si souvent oubliées. Qui parlait de la terreur des gangs, des mères endeuillées, des enfants menacés, des quartiers pris en otages? Ce «deux poids, deux mesures» interroge. Le gouvernement de Bukele dérange-t-il parce qu’il réussit tant là où d’autres ont échoué?

J’insiste, la sécurité est un droit fondamental, au même titre que la liberté. Entretenir de bonnes relations avec nos partenaires d’Amérique latine est primordial, et ce n’est pas avec des injonctions, ni à travers un prisme idéologique, ni à travers une haine de ce pays que nous y arriverons.

Situation en Afghanistan: soutenir les femmes et les communautés

Situation en Afghanistan: soutenir les femmes et les communautés touchées par les récents tremblements de terre (débat)

Monsieur le Président, alors que le pays se relève encore d’une guerre de vingt ans entre les talibans, Daech et le pouvoir démocratique, l’Afghanistan est frappé par un tremblement de terre inédit et meurtrier.

Comme beaucoup, j’ai apprécié que ce débat mette les femmes au cœur de l’enjeu humanitaire; ces femmes, victimes au même titre que tous les civils, mais que les secours refusent parfois de toucher par dogmatisme religieux. Mais dans ce pays comme dans tant d’autres, les femmes étaient des victimes bien avant les catastrophes naturelles et le resteront malheureusement après.

En effet, le véritable tremblement de terre a lieu ici même. C’est l’abandon complice par l’Europe de régions entières du monde, ou pire, de régions livrées aux islamistes. C’est le soutien affiché, décomplexé, comme en Syrie, à des leaders issus du terrorisme qui frappaient autrefois la France en plein cœur, comme d’autres pays d’Europe – notamment l’Espagne et, autrefois, le Royaume-Uni.

N’attendons pas des phénomènes naturels pour nous révolter. Les femmes, comme bien d’autres minorités – notamment les chrétiens d’Orient – sont systématiquement les victimes de tous ces nouveaux régimes qui profitent de votre lâcheté politique, de l’hypocrisie qui règne dans ce Parlement et dans nos institutions.

En conclusion, permettez-moi de saluer la mémoire de nos soldats, nos soldats français, mais aussi européens, qui ont perdu leur vie en Afghanistan pour lutter jusqu’au bout de leurs forces contre cet islamisme.

 

Nécessité urgente de protéger les minorités religieuses en Syrie

Nécessité urgente de protéger les minorités religieuses en Syrie, à la suite de l’attentat terroriste récemment perpétré contre l’église Mar Elias à Damas

Monsieur le Président, mesdames et messieurs, chers collègues, voilà plus de six mois que Bachar al-Assad est tombé, remplacé par un gouvernement issu du djihad et de l’islamisme radical. Après de longs mois, le Parlement se penche enfin sur le sort des chrétiens, logiquement persécutés.

Depuis six mois, les minorités religieuses, et en particulier les chrétiens, sont en danger de mort. Leur nombre est passé de 1,5 million à environ 400 000 depuis l’an dernier. Et que fait l’Union européenne? Elle soutient un pouvoir qui, sous couvert d’alternance, laisse les mains libres aux islamistes. Le costard trois-pièces du président syrien, Ahmed al-Charaa, ne remplace pas son côté djihadiste, qu’il n’a jamais quitté. Cela vaut aussi lorsqu’il est reçu, avec tapis rouge, à l’Élysée par Emmanuel Macron – c’était le 7 mai dernier. S’il a réussi à aveugler le président français, ses troupes sur le terrain n’en perpétuent pas moins leur projet mortifère: persécutions, pillages, meurtres.

Nous avions prévenu du danger mortel que représentait le soutien européen au Front al-Nosra – c’est-à-dire Al-Qaida. Par quel miracle le djihadisme est-il devenu politiquement correct à vos yeux? Au moment où, en France, s’ouvre enfin une commission d’enquête et une campagne sur l’entrisme islamiste – oui, je sais, ça fait saigner les oreilles des gauchos –, il est temps pour l’Europe de faire son examen de conscience. C’est un ancien policier qui a vu ses compatriotes exécutés par des islamistes armés de Kalachnikov le soir du 13 novembre 2015 qui vous parle, et ça m’a fait mal au bide de voir mon président recevoir un djihadiste à l’Élysée.