Le 5 mai 2025, le président Emmanuel Macron a lancé l’initiative «Choose Europe for Science» depuis l’amphithéâtre de la Sorbonne afin de renforcer l’attractivité de la France et de l’Europe auprès des chercheurs et entrepreneurs.
Annoncée par la présidente de la Commission …
Face à la Commission européenne, ma question est super simple
Rétablir le contrôle des migrations: retours, politiques en matière de visas et coopération avec des pays tiers
Rétablir le contrôle des migrations: retours, politiques en matière de visas et coopération avec des pays tiers (débat d’actualité)
Monsieur le Président, Madame la Membre de la Commission, je vais vous donner un scoop: limiter drastiquement l’immigration et appliquer les renvois, ce n’est pas simplement le programme des Patriotes, mais c’est également la demande de l’écrasante majorité des opinions publiques européennes. C’est devenu même une nécessité vitale pour nos peuples et nos États.
Lorsqu’une demande d’asile est rejetée, il peut y avoir une seconde, une troisième chance, voire un vingtième recours possible, toujours déguisé sous des motifs humanitaires ou de protection internationale, ou toujours une excuse, telle qu’on sait si bien les inventer dans nos démocraties. La procédure de retour, elle doit être rapide et pleinement exécutée.
Surtout, je voulais attirer votre attention, Madame, sur le fait que les autorités doivent disposer de tous les moyens nécessaires, contrôle, enquête, fouille de la personne et du domicile lorsque cela est indispensable à l’exécution d’un retour. La non-coopération ne peut plus être tolérée, elle doit devenir une infraction pénale clairement sanctionnée.
Enfin, s’agissant des mineurs étrangers isolés, je ne sais pas si vous avez déjà été à Barbès, si vous avez déjà été à Noailles, à la Duchère, à Wazemmes – dans le nord de la France, chez moi –, mais ça devient un vrai fléau pour la sécurité publique, puisque le fait qu’ils ne puissent pas recourir, les enquêteurs, aux tests ADN ou aux examens d’âge osseux qui sont déjà faits, ça permet de bénéficier de la double immunité: celle de l’excuse de minorité, celle également d’être à chaque fois remis en liberté.
Les droits de l’homme et la démocratie dans le monde et la politique de l’Union européenne en la matière
Les droits de l’homme et la démocratie dans le monde et la politique de l’Union européenne en la matière
Madame la Présidente, Madame la Vice-présidente Kallas, face à l’islamisme, l’Union européenne tremble. Pas un mot sur la Turquie, véritable cheval de Troie des Frères musulmans. Quand l’Union européenne aura-t-elle enfin le courage de considérer cette organisation pour ce qu’elle est, une organisation terroriste, comme l’ont fait les États-Unis, mais surtout de nombreux pays arabes, de l’Égypte à l’Arabie saoudite jusqu’à la Jordanie.
Pire encore, l’Union européenne finance ce régime à hauteur de près de 10 milliards d’euros sur la période 2021-2027. Dix milliards pendant que l’islamisme progresse. Pas un mot non plus sur la Syrie, l’Afghanistan, l’Iraq ainsi que l’Iran, ces pays islamistes au régime islamiste dont les peuples souffrent. Alors soyons clairs, les islamistes sont-ils nos ennemis, vos ennemis, Madame Kallas, ou les alliés de la Commission?
Et votre lâcheté ne s’arrête pas là. Rien sur les passeurs qui transforment nos mers en cimetières. Vous pleurez les enfants morts sur les plages, mais vous tremblez quand il faut traiter leurs bourreaux comme des criminels qu’ils sont. Pire, l’extrême gauche fait une syncope quand il faut simplement les nommer ainsi.
Cerise sur le gâteau, vous réclamez un siège au Conseil de sécurité de l’ONU, comme si cela s’obtenait par incantation, là où la France l’a obtenu au prix du sang et de son histoire. Alors cessons ces délires gauchistes, arrêtez de rêver en 3D et revenez sur la réalité de ce que vivent nos concitoyens et les peuples dans le monde entier, qui attendent la liberté et notre combat.
Proposition de résolution sur la répression brutale contre les manifestants en Iran
Proposition de Résolution :
déposée à la suite d’une déclaration de la vice-présidente de la Commission/haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité
conformément à l’article 136, paragraphe 2, du règlement intérieur
Pierre‑Romain Thionnet, Matthieu Valet, Mieke Andriese, Silvia Sardone, Nikola Bartůšek
au nom du groupe PfE
Résolution du Parlement européen sur la répression brutale des manifestants en Iran
Le Parlement européen,
– vu ses résolutions antérieures sur l’Iran,
– vu l’article 136, paragraphe 2, de son règlement intérieur,
A. considérant que des manifestations de masse ont éclaté dans tout l’Iran le 28 décembre 2025, dans un premier temps en réaction à une inflation galopante, à la hausse des prix des denrées alimentaires, à l’effondrement de la monnaie nationale et à la détérioration des conditions de vie; que les manifestations se sont rapidement étendues aux provinces et grandes villes du pays, les manifestants exprimant leur mécontentement non seulement face aux difficultés économiques, mais aussi face aux restrictions systémiques des droits fondamentaux; que, depuis lors, les manifestations se sont intensifiées en incluant des revendications anti-régime;
B. considérant que le mécontentement se serait étendu aux 31 provinces iraniennes, en particulier aux grands centres urbains, tels que Téhéran, Mashhad, Isfahan et Shiraz, ainsi qu’aux régions rurales et frontalières, notamment le Kurdistan et le Lorestan;
C. considérant que les forces de sécurité iraniennes, notamment les unités du Corps des gardiens de la révolution islamique et la police nationale, ont réagi par une force disproportionnée et souvent mortelle, recourant à des méthodes telles que les tirs à balles réelles, les tirs au fusil et les passages à tabac afin de disperser et d’intimider les manifestants; que l’appareil politique et de sécurité de la République islamique d’Iran se caractérise par des structures autoritaires profondément enracinées, incluant les larges pouvoirs du Guide suprême, du Corps des gardiens de la révolution islamique et des services de renseignement qui opèrent sans contrôle civil transparent; que ces structures sont toutes empreintes d’une idéologie islamiste radicale;
D. considérant que, selon des informations crédibles, la répression violente menée par le gouvernement aurait fait des milliers de morts et donné lieu à des dizaines de milliers d’arrestations, notamment d’enfants et de civils non impliqués; que d’autres sources fournissent des estimations nettement plus élevées, ce qui souligne l’extrême difficulté de vérifier les chiffres durant les interruptions des communications;
E. considérant que le personnel médical de Téhéran et d’autres villes a recensé des centaines de blessures par arme à feu aux têtes et aux yeux, ce qui témoigne d’une forme délibérée de violence visant à infliger des dommages irréversibles aux manifestants;
F. considérant que des dizaines de milliers de personnes auraient été arrêtées et que le régime applique des peines de mort pour des chefs d’accusation tels que l’«opposition à Dieu»;
G. considérant que les manifestations restent largement décentralisées et au niveau local; qu’elles sont menées par des citoyens ordinaires, étant donné qu’elles ont été initiées par des commerçants et des marchands de bazars subissant les effets d’une forte inflation et d’un effondrement économique, mais qu’elles se sont étendues à l’ensemble de la société pour inclure des étudiants, des travailleurs de l’industrie et du secteur pétrolier, des chauffeurs routiers, des syndicats d’enseignants, des retraités et des acteurs de la société civile, les femmes et les jeunes jouant un rôle de premier plan;
H. considérant que le régime iranien a imposé des coupures généralisées des communications, restreignant sévèrement l’accès à internet et à la connectivité mobile afin de dissimuler les preuves de la répression, d’empêcher la libre circulation de l’information et d’empêcher les manifestants d’organiser des actions; que les systèmes internet par satellite, tels que Starlink, auraient fourni des solutions de contournement limitées pour la communication et la documentation, bien que les autorités iraniennes aient tenté de perturber ces canaux par des contre-mesures techniques et des brouillages;
I. considérant que les communautés de la diaspora ont dénoncé les tactiques brutales utilisées par le régime, y compris la coupure de l’accès à internet et le bâillonnement des médias, comme des tentatives flagrantes de dissimuler la violence étatique tant au peuple iranien qu’aux observateurs internationaux;
J. considérant que la répression des droits des femmes par l’Iran est ancienne et systémique, le port obligatoire du voile, sanctionné d’amendes, de peines d’emprisonnement et de flagellation, étant d’application stricte et la participation autonome des femmes à la vie publique faisant face à une hostilité généralisée;
K. considérant que le mouvement «Femme, Vie, Liberté», lancé en 2022 en réponse à la mort de Jina Mahsa Amini, continue d’inspirer les Iraniens de toutes les générations, les femmes jouant un rôle central dans la revendication de l’égalité, de la liberté et des libertés fondamentales;
L. considérant que la République islamique d’Iran continue d’apporter un soutien financier, militaire et logistique à un réseau d’acteurs armés non étatiques et de groupes terroristes au Moyen-Orient, notamment le Hezbollah au Liban, les Houthis au Yémen et les milices chiites en Syrie et en Irak;
M. considérant que des informations crédibles et des procédures judiciaires dans plusieurs États membres de l’Union, dont le Danemark, l’Allemagne, la France, les Pays-Bas et l’Espagne, ont mis à jour l’existence d’un lien entre des acteurs étatiques iraniens, notamment des agents du Corps des gardiens de la révolution islamique ou de ses alliés, et des assassinats ciblés, des opérations de surveillance et des attaques terroristes planifiées;
1. condamne fermement le recours brutal de la force par les forces de sécurité du régime islamique iranien contre les manifestants qui exercent leur droit de réunion pacifique et leur droit à la liberté d’expression; exige que l’utilisation de tirs à balles réelles pour réprimer les manifestations cesse immédiatement et que toutes les personnes responsables de meurtres et des violences à l’égard de manifestants soient pleinement tenues pour responsables;
2. exprime sa profonde solidarité avec l’ensemble du peuple iranien, en particulier les manifestants, les victimes de violences, les détenus et les familles qui ont perdu des êtres chers à l’occasion de cette vague de répression sans précédent; soutient le peuple iranien dans sa quête de liberté, de dignité nationale, de stabilité économique et de droit de vivre sans contrainte idéologique et islamiste;
3. condamne le recours systématique du régime islamique iranien à l’intimidation, à la détention arbitraire, à la torture et à la violence extrajudiciaire à l’égard des journalistes, des artistes, des étudiants, des femmes, des militants, des minorités ethniques et religieuses et des opposants politiques; relève que ces pratiques ne sont pas isolées, mais reflètent une stratégie délibérée visant à réduire au silence l’opposition et à imposer un programme islamiste radical;
4. dénonce le ciblage disproportionné des femmes et des filles et l’application de règles discriminatoires, telles que le port obligatoire du voile; rappelle que l’oppression des femmes iraniennes est inhérente au fondamentalisme islamique et résulte directement de l’application de la charia;
5. condamne l’interruption intentionnelle des communications et des flux d’informations, qui vise à empêcher la documentation des violations des droits de l’homme et à empêcher l’accès des citoyens aux informations et aux preuves et l’organisation d’actions;
6. condamne le fait que les manifestants soient condamnés à mort sans garantie d’un procès équitable et réaffirme que la peine capitale ne devrait jamais être appliquée à des personnes participant à des manifestations pacifiques ou à des mouvements de dissidence civile;
7. demande aux autorités iraniennes de cesser immédiatement tout recours à la force mortelle contre les civils, de libérer toutes les personnes détenues uniquement pour des raisons politiques et pour avoir participé à des manifestations pacifiques, et de garantir un procès équitable et un traitement humain à tous les détenus;
8. soutient les sanctions ciblées contre les personnes et les entités responsables de la répression, y compris les organisations du Corps des gardiens de la révolution islamique et les dirigeants des forces de sécurité, et recommande que des interdictions de pénétrer sur le territoire de l’Union européenne soient imposées aux fonctionnaires impliqués dans le meurtre, l’arrestation massive et la censure de civils iraniens;
9. demande instamment le respect des droits fondamentaux, notamment la liberté d’expression, de réunion et de manifestation pacifique, tels qu’ils sont consacrés par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel l’Iran est partie;
10. encourage la poursuite de la documentation et des signalements par les citoyens, les mécanismes indépendants de défense des droits de l’homme, les organisations de la société civile et les missions d’information, afin de surveiller les violations et de soutenir les efforts visant à demander des comptes aux responsables;
11. condamne le soutien continu du régime iranien aux acteurs armés non étatiques et aux groupes terroristes impliqués dans des activités terroristes, de déstabilisation régionale et responsables de violations graves du droit international humanitaire, en particulier au Liban, en Syrie, en Irak et au Yémen;
12. demande à l’Union de suivre l’exemple des États-Unis et du Canada et d’inscrire le Corps des gardiens de la révolution islamique sur la liste des organisations terroristes;
13. condamne en outre le recours répété du régime islamique iranien aux canaux diplomatiques, aux représentations consulaires et aux institutions liées à l’État pour faciliter des opérations secrètes violentes, ainsi que des opérations de surveillance et d’influence au sein des États membres de l’Union;
14. invite le Conseil et la Commission à suspendre immédiatement toute aide financière aux autorités iraniennes en raison de leur incapacité à respecter les droits fondamentaux les plus fondamentaux des citoyens iraniens;
15. met en garde contre le fait que l’effondrement de la légitimité nationale du régime iranien pourrait le conduire à se livrer à des agressions extérieures à titre de manœuvre de diversion; invite instamment les États membres à renforcer la surveillance de la sécurité nationale afin de lutter contre l’éventuel espionnage, sabotage et terrorisme effectué par l’Iran sur le territoire de l’Union ou les opérations de ses alliés;
16. rappelle que le régime iranien exporte de l’instabilité vers l’Europe par le biais du terrorisme, de l’incitation et de l’intimidation des communautés de la diaspora, y compris les communautés juives et les opposants au régime;
17. charge sa Présidente de transmettre la présente résolution à la vice-présidente de la Commission et haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, au Conseil, à la Commission, au secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, aux gouvernements et aux parlements des États membres, ainsi qu’aux autorités iraniennes.
En direct du Parlement européen pour faire tomber Von der Leyen avec Jordan Bardella
Motion de censure visant la commission européenne
Proposition de Résolution :
déposée conformément à l’article 131 du règlement intérieur
Jordan Bardella, Kinga Gál, Anders Vistisen, Hermann Tertsch, Mieke Andriese, Harald Vilimsky, Paolo Borchia, António Tânger Corrêa, Gerolf Annemans, Jean‑Paul Garraud, Tamás Deutsch, Nikola Bartůšek, Jorge Buxadé Villalba, Tom Vandendriessche, Anna Bryłka, Afroditi Latinopoulou, Vilis Krištopans, Mathilde Androuët, Marie‑Luce Brasier‑Clain, Marie Dauchy, Valérie Deloge, Mélanie Disdier, Anne‑Sophie Frigout, Angéline Furet, Catherine Griset, France Jamet, Virginie Joron, Fabrice Leggeri, Julien Leonardelli, Thierry Mariani, Aleksandar Nikolic, Philippe Olivier, Gilles Pennelle, Pascale Piera, Pierre Pimpie, Julie Rechagneux, André Rougé, Julien Sanchez, Pierre‑Romain Thionnet, Matthieu Valet, Alexandre Varaut, Séverine Werbrouck, Csaba Dömötör, Viktória Ferenc, Enikő Győri, András Gyürk, György Hölvényi, András László, Ernő Schaller‑Baross, Pál Szekeres, Annamária Vicsek, Susanna Ceccardi, Anna Maria Cisint, Aldo Patriciello, Silvia Sardone, Isabella Tovaglieri, Roberto Vannacci, Mireia Borrás Pabón, Juan Carlos Girauta Vidal, Jorge Martín Frías, Margarita de la Pisa Carrión, Rachel Blom, Ton Diepeveen, Marieke Ehlers, Sebastian Kruis, Auke Zijlstra, Elisabeth Dieringer, Roman Haider, Gerald Hauser, Georg Mayer, Petra Steger, Barbara Bonte, Tomasz Buczek, Tiago Moreira de Sá, Rody Tolassy, Tobiasz Bocheński, Patryk Jaki, Mariusz Kamiński, Marlena Maląg, Arkadiusz Mularczyk, Jacek Ozdoba, Beata Szydło, Dominik Tarczyński, Maciej Wąsik, Anna Zalewska, Adrian‑George Axinia, Georgiana Teodorescu, Gheorghe Piperea, Şerban Dimitrie Sturdza, Claudiu‑Richard Târziu, Cristian Terheş, Geadis Geadi, Emmanouil Fragkos, Guillaume Peltier, Marion Maréchal, Nicolas Bay, Laurence Trochu, Bogdan Rzońca, Piotr Müller, Kosma Złotowski, Christine Anderson, Milan Mazurek, Alexander Jungbluth, Milan Uhrík, Ewa Zajączkowska‑Hernik, Zsuzsanna Borvendég, Sarah Knafo, Stanislav Stoyanov, Anja Arndt, Marcin Sypniewski
Motion de censure de la Commission européenne par le Parlement européen
Le Parlement européen,
– vu l’article 17, paragraphe 8, du traité sur l’Union européenne, l’article 234 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et l’article 106 bis du traité instituant la Communauté européenne de l’énergie atomique,
– vu l’article 131 de son règlement intérieur,
A. considérant que l’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur est en négociation depuis 1999 et que les conditions agricoles et du marché ont fondamentalement évolué en 27 ans; que les demandes de la société civile européenne en matière de bien-être animal, de santé publique et de normes environnementales, ainsi que l’utilisation de certains produits dans l’agriculture, ont considérablement évolué depuis le début des négociations;
B. considérant qu’en décembre 2024, la Commission a conclu unilatéralement les négociations relatives à l’accord UE-Mercosur, ignorant l’opposition marquée et répétée de plusieurs parlements nationaux, du Parlement européen et des agriculteurs et éleveurs européens;
C. considérant qu’en septembre 2025, la Commission a adopté des propositions de décisions du Conseil relatives à la signature et à la conclusion de l’accord de partenariat UE-Mercosur et de l’accord intérimaire sur le commerce; que la Commission a contourné les obstacles politiques et juridiques à la ratification auxquels elle aurait été confrontée, en scindant l’accord en deux instruments juridiques distincts afin de passer outre aux parlements nationaux, en ignorant les préoccupations légitimes des États membres et en réduisant à une simple formalité le contrôle des aspects commerciaux dévolu au Parlement;
D. considérant que l’accord UE-Mercosur menace l’avenir du secteur agricole européen en ouvrant le marché à des produits qui ne respectent pas les normes environnementales, sociales, sanitaires, phytosanitaires et relatives au bien-être animal qui prévalent dans l’Union européenne, créant ainsi une concurrence déloyale qui met en péril les moyens de subsistance de milliers d’agriculteurs et éleveurs européens;
E. considérant que, depuis des années, les agriculteurs et citoyens européens demandent l’ajout de clauses miroir effectives afin de garantir une véritable réciprocité des normes; qu’en octobre 2025, la Commission a proposé des clauses de sauvegarde pour l’accord UE-Mercosur; que ces dernières sont insuffisantes, étant donné qu’elles ne permettent pas d’intervention automatique et ne prévoient pas de réelle réciprocité; qu’elles ne constituent rien de plus qu’un mécanisme temporaire de court terme;
F. considérant que, pour ce qui est de la politique agricole commune après 2027, les propositions récemment présentées par la Commission ne remédient pas aux préoccupations premières des coopératives agricoles et des agriculteurs européens; que la politique agricole commune reste fragmentée au sein d’un unique fonds, ce qui met en péril les revenus des agriculteurs et les objectifs fondamentaux consacrés par les traités; que le montant promis publiquement par la présidente de la Commission en réponse aux manifestations d’agriculteurs opposés à la signature de l’accord UE-Mercosur ne constitue pas un financement supplémentaire, mais une simple avance sur des ressources prévues dans le prochain cadre financier pluriannuel; que la Commission s’est manifestement abstenue de procéder à une analyse d’impact portant sur les effets cumulés des accords commerciaux bilatéraux;
G. considérant que, le 9 janvier 2026, sans attendre la position du Parlement, le Conseil a adopté deux décisions autorisant la signature de l’accord UE-Mercosur et s’est gardé d’empêcher la Commission d’appliquer provisoirement l’accord commercial; que, par cette décision de dernière minute, le Conseil revient sur l’engagement des 27 États membres à attendre l’approbation du Parlement avant d’autoriser la Commission à appliquer l’accord;
H. considérant que l’accord UE-Mercosur est contraire aux intérêts de l’Union et de ses citoyens, en ce qu’il met en danger un large éventail de secteurs agricoles, en exposant les petites et moyennes entreprises, les travailleurs et les agriculteurs européens à une concurrence déloyale, à des concessions asymétriques et à des dépendances stratégiques, et ce à l’encontre des objectifs déclarés de résilience et d’autonomie de l’Union;
1. note que l’Union et la Commission sont aujourd’hui plus affaiblies que jamais en raison de l’incapacité persistante de la présidente de la Commission à écouter nos agriculteurs et nos citoyens ainsi qu’à relever les défis les plus urgents auxquels est confrontée l’Union, notamment le déclin de l’agriculture et des zones rurales, la dégradation de la sécurité alimentaire et le manque de transparence; relève en outre que l’agriculture européenne et ses travailleurs ont directement pâti de la tendance répétée de la Commission à outrepasser les compétences que lui confèrent les traités, comme l’illustre le cas des accords commerciaux UE-Mercosur;
2. censure la Commission;
3. charge sa Présidente de transmettre la présente motion de censure, ainsi que de notifier le résultat du vote en séance plénière sur cette motion, au président du Conseil et à la présidente de la Commission.
Proposition de résolution demandant l’avis de la Cour de justice sur la compatibilité
Proposition de Résolution :
déposée conformément à l’article 117, paragraphe 6, du règlement intérieur
Jordan Bardella, Kinga Gál, Anders Vistisen, Klara Dostalova, Hermann Tertsch, Harald Vilimsky, Paolo Borchia, António Tânger Corrêa, Gerolf Annemans, Jean‑Paul Garraud, Tamás Deutsch, Ondřej Knotek, Nikola Bartůšek, Antonín Staněk, Jorge Buxadé Villalba, Tom Vandendriessche, Anna Bryłka, Vilis Krištopans, Mathilde Androuët, Christophe Bay, Marie‑Luce Brasier‑Clain, Marie Dauchy, Valérie Deloge, Mélanie Disdier, Anne‑Sophie Frigout, Angéline Furet, Catherine Griset, France Jamet, Virginie Joron, Fabrice Leggeri, Julien Leonardelli, Thierry Mariani, Aleksandar Nikolic, Philippe Olivier, Gilles Pennelle, Pascale Piera, Pierre Pimpie, Julie Rechagneux, André Rougé, Julien Sanchez, Pierre‑Romain Thionnet, Rody Tolassy, Matthieu Valet, Alexandre Varaut, Séverine Werbrouck, Csaba Dömötör, Viktória Ferenc, Enikő Győri, András Gyürk, György Hölvényi, András László, Ernő Schaller‑Baross, Pál Szekeres, Annamária Vicsek, Jaroslav Bžoch, Jaroslav Knot, Tomáš Kubín, Jana Nagyová, Jaroslava Pokorná Jermanová, Susanna Ceccardi, Anna Maria Cisint, Aldo Patriciello, Silvia Sardone, Isabella Tovaglieri, Roberto Vannacci, Mireia Borrás Pabón, Juan Carlos Girauta Vidal, Jorge Martín Frías, Margarita de la Pisa Carrión, Rachel Blom, Ton Diepeveen, Marieke Ehlers, Auke Zijlstra, Roman Haider, Georg Mayer, Barbara Bonte, Tomasz Buczek, Tiago Moreira de Sá, Afroditi Latinopoulou, Mieke Andriese, Sebastian Kruis, Elisabeth Dieringer, Gerald Hauser, Petra Steger, Adam Bielan, Tobiasz Bocheński, Waldemar Buda, Michał Dworczyk, Małgorzata Gosiewska, Patryk Jaki, Mariusz Kamiński, Marlena Maląg, Arkadiusz Mularczyk, Piotr Müller, Daniel Obajtek, Jacek Ozdoba, Bogdan Rzońca, Beata Szydło, Dominik Tarczyński, Maciej Wąsik, Jadwiga Wiśniewska, Anna Zalewska, Kosma Złotowski
Résolution du Parlement européen demandant l’avis de la Cour de justice sur la compatibilité avec les traités de la proposition d’accord de partenariat entre l’Union européenne et ses États membres, d’une part, et le Marché commun du Sud, la République argentine, la République fédérative du Brésil, la République du Paraguay et la République orientale de l’Uruguay, d’autre part, et de la proposition d’accord intérimaire sur le commerce entre l’Union européenne, d’une part, et le Marché commun du Sud, la République argentine, la République fédérative du Brésil, la République du Paraguay et la République orientale de l’Uruguay, d’autre part
Le Parlement européen,
– vu la proposition d’accord de partenariat entre l’Union européenne et ses États membres, d’une part, et le Marché commun du Sud, la République argentine, la République fédérative du Brésil, la République du Paraguay et la République orientale de l’Uruguay, d’autre part,
– vu la proposition d’accord intérimaire sur le commerce entre l’Union européenne, d’une part, et le Marché commun du Sud, la République argentine, la République fédérative du Brésil, la République du Paraguay et la République orientale de l’Uruguay, d’autre part,
– vu l’article 218, paragraphe 11, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE),
– vu le projet de décision du Conseil relative à la conclusion, au nom de l’Union européenne, de l’accord de partenariat entre l’Union européenne et ses États membres, d’une part, et le Marché commun du Sud, la République argentine, la République fédérative du Brésil, la République du Paraguay et la République orientale de l’Uruguay, d’autre part (COM(2025)0357),
– vu le projet de décision du Conseil relative à la conclusion, au nom de l’Union européenne, de l’accord intérimaire sur le commerce entre l’Union européenne, d’une part, et le Marché commun du Sud, la République argentine, la République fédérative du Brésil, la République du Paraguay et la République orientale de l’Uruguay, d’autre part (COM(2025)0339),
– vu le projet de décision du Conseil relative à la conclusion, au nom de l’Union européenne, de l’accord de partenariat entre l’Union européenne et ses États membres, d’une part, et le Marché commun du Sud, la République argentine, la République fédérative du Brésil, la République du Paraguay et la République orientale de l’Uruguay, d’autre part,
– vu le projet de décision du Conseil relative à la conclusion, au nom de l’Union européenne, de l’accord intérimaire sur le commerce entre l’Union européenne, d’une part, et le Marché commun du Sud, la République argentine, la République fédérative du Brésil, la République du Paraguay et la République orientale de l’Uruguay, d’autre part,
– vu l’article 3, paragraphe 5, l’article 4, paragraphe 3, l’article 5, paragraphe 2, l’article 10, paragraphe 3, l’article 13, paragraphe 2 et l’article 21 du traité sur l’Union européenne (traité UE),
– vu les articles 11, 39, 168, 169, 191, 207, 217 et 218 du traité FUE,
– vu les articles 35, 37 et 38 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (ci-après «la charte»),
– vu les directives de négociation du Conseil adoptées le 17 septembre 1999 en vue de la conclusion d’un accord d’association entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et le Mercosur, d’autre part,
– vu les conclusions du Conseil du 8 mai 2018,
– vu la décision de la Commission du 3 septembre 2025 de proposer deux instruments distincts, à savoir un accord intérimaire sur le commerce UE-Mercosur et un accord de partenariat UE-Mercosur, divisant ainsi l’accord d’association initial en instruments juridiques distincts,
– vu les avis pertinents de la Cour de justice de l’Union européenne, en particulier l’avis 2/15 du 16 mai 2017 sur l’accord de libre-échange UE-Singapour et l’avis 1/17 du 30 avril 2019 sur l’accord économique et commercial global UE-Canada,
– vu l’article 117, paragraphe 6, de son règlement intérieur,
A. considérant qu’en vertu de l’article 218, paragraphe 11, du traité FUE, le Parlement a le droit de recueillir l’avis de la Cour de justice sur la compatibilité d’un accord envisagé avec les traités avant sa conclusion;
B. considérant que l’accord d’association UE-Mercosur, négocié et paraphé sous la forme d’un texte unique et complet, a été présenté par la Commission et le Conseil comme un accord mixte, qui doit être ratifié à la fois par l’Union et ses États membres en raison de l’inclusion de dispositions relevant de compétences partagées ou nationales, y compris en matière d’environnement, de santé et d’investissements non directs;
C. considérant que les directives de négociation du Conseil du 17 septembre 1999 ont explicitement chargé la Commission de négocier un accord équilibré et global constituant un engagement unique couvrant les piliers politique, commercial et de coopération; que les conclusions du Conseil du 22 mai 2018 ont réaffirmé que les négociations UE-Mercosur étaient menées sur la base d’un accord d’association unique et mixte, conformément au mandat de 1999 et à la répartition des compétences établie par les traités; que, compte tenu des compétences partagées de l’Union et des États membres, les conclusions du Conseil du 8 mai 2018 ont réaffirmé qu’il appartient au Conseil de décider s’il y a lieu d’ouvrir des négociations et, au cas par cas, de déterminer si un accord doit être divisé en instruments distincts, confirmant ainsi qu’une telle décision ne relève pas du pouvoir d’appréciation autonome de la Commission;
D. considérant que la décision unilatérale de la Commission de diviser l’accord en deux instruments distincts – un accord intérimaire sur le commerce qui relèverait de la compétence exclusive de l’Union et un accord de partenariat qui couvrirait les questions politiques et de coopération – modifie fondamentalement la nature juridique, la portée et la procédure de ratification établies dans les directives de négociation initiales du Conseil;
E. considérant qu’en vertu de l’article 218, paragraphe 2, du traité FUE, le pouvoir de déterminer la nature, la portée et la composition de l’accord envisagé appartient au Conseil;
F. considérant qu’en vertu de l’article 218, paragraphe 5, du traité FUE, le pouvoir d’adopter une décision autorisant la signature de l’accord et, le cas échéant, son application provisoire avant son entrée en vigueur appartient au Conseil;
G. considérant qu’en vertu de l’article 218, paragraphe 5, du traité FUE, la proposition du négociateur au Conseil ne confère à la Commission aucun pouvoir d’appréciation pour déterminer ou modifier l’architecture juridique de l’accord envisagé avant son entrée en vigueur;
H. considérant que toute modification unilatérale par la Commission de la structure ou de la portée de l’accord envisagé, y compris sa division en instruments distincts, irait donc au-delà des limites du mandat conféré par le Conseil en vertu de l’article 218 du traité FUE;
I. qu’une telle division soulève de sérieux doutes quant à sa compatibilité avec les principes d’attribution des compétences (article 5 du traité UE) et de coopération loyale entre l’Union et les États membres (article 4, paragraphe 3, du traité UE), ainsi qu’avec le principe de l’équilibre institutionnel reconnu par la jurisprudence de la Cour de justice, dans la mesure où elle modifie la répartition des compétences établie par les traités et l’équilibre procédural établi par l’article 218 du traité FUE;
J. considérant qu’en vertu de l’article 218, paragraphe 10, du traité FUE, le Parlement doit être immédiatement et pleinement informé à toutes les étapes de la procédure, et que tout contournement de cette obligation porte atteinte au droit d’approbation du Parlement (article 218, paragraphe 6, du traité FUE);
K. considérant que, dans son avis 2/15, la Cour a établi une distinction entre les compétences exclusives et les compétences partagées au sein d’un seul accord mixte, mais n’a pas envisagé la restructuration ou la division d’un tel accord après négociation et paraphe, ni autorisé la Commission à prendre de telles mesures;
L. considérant que les dimensions environnementale, sociale et sanitaire de l’accord relèvent de compétences partagées et sont soumises au contrôle démocratique au niveau national; que l’application provisoire de l’accord intérimaire sur le commerce affecterait ces compétences partagées sans permettre un contrôle démocratique et un contrôle adéquats par les parlements nationaux;
M. considérant que plusieurs États membres ont publiquement exprimé leur opposition à la ratification en cours de l’accord UE-Mercosur, invoquant son incompatibilité avec les objectifs climatiques et agricoles de l’Union;
N. considérant qu’une libéralisation excessive sans dispositions de sauvegarde adéquates pourrait être contraire aux objectifs énoncés à l’article 39 et à l’article 207, paragraphe 1, du traité FUE, qui exigent que la politique commerciale commune soit menée conformément aux politiques et objectifs internes de l’Union, y compris la protection des producteurs agricoles et des communautés rurales;
O. considérant que la libéralisation envisagée du commerce agroalimentaire dans le cadre de l’accord UE-Mercosur peut exposer les consommateurs de l’Union à des risques sanitaires liés à l’importation de produits susceptibles de ne pas être conformes aux normes de l’Union en matière de sécurité alimentaire et de santé animale et végétale, et que la capacité limitée de contrôles systématiques aux frontières pourrait compromettre le niveau élevé de protection des personnes, de l’environnement et des consommateurs requis en vertu des articles 35, 37 et 38 de la charte et de l’article 168 du traité FUE;
P. considérant que le principe de coopération loyale impose à la Commission d’agir de manière transparente et en coordination étroite avec les États membres et le Parlement tout au long du processus de négociation et de conclusion des accords internationaux; que la Commission devrait donc garantir une transparence totale et l’équilibre institutionnel lors de l’application de l’article 218 du traité FUE, afin de préserver les prérogatives du Parlement et la légitimité démocratique de l’action extérieure de l’Union;
1. estime qu’il existe une insécurité juridique quant à la compatibilité des accords proposés avec les traités, en particulier avec les articles 4, 5 et 21 du traité UE et les articles 7, 11, 39, 191, 207 et 218 du traité FUE;
2. décide de recueillir l’avis de la Cour de justice sur la compatibilité avec les traités de l’accord de partenariat entre l’Union européenne et ses États membres, d’une part, et le Marché commun du Sud, la République argentine, la République fédérative du Brésil, la République du Paraguay et la République orientale de l’Uruguay, d’autre part, et de la proposition d’accord intérimaire sur le commerce entre l’Union européenne, d’une part, et le Marché commun du Sud, la République argentine, la République fédérative du Brésil, la République du Paraguay et la République orientale de l’Uruguay, d’autre part, ainsi que sur les questions suivantes;
a) si la décision de la Commission de scinder un accord d’association négocié et paraphé en un seul instrument mixte est conforme aux principes d’attribution des compétences (article 5 du traité UE), d’équilibre institutionnel (tel que reconnu par la jurisprudence de la Cour de justice) et de coopération loyale entre l’Union et les États membres (article 4, paragraphe 3, du traité UE);
(b) si une telle répartition affecte la répartition des compétences entre l’Union et les États membres ou modifie la procédure de conclusion prévue à l’article 218 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne;
(c) si les accords envisagés sont conformes aux objectifs environnementaux de l’Union au titre des articles 11 et 191 du traité FUE et au principe de précaution reconnu dans la jurisprudence de la Cour de justice;
(d) si la politique commerciale commune, telle qu’elle est menée dans le cadre de ces accords, est cohérente avec les politiques et objectifs internes de l’Union, conformément à l’article 207, paragraphe 1, du traité FUE et au devoir général de cohérence énoncé à l’article 7 du traité FUE;
(e) si, dans leur ensemble, les actions de la Commission respectent la légitimité démocratique et les garanties procédurales requises en vertu de l’article 218, paragraphes 10 et 6, du traité FUE en ce qui concerne le droit du Parlement d’être informé et de donner son approbation;
3. charge sa Présidente de prendre les mesures nécessaires pour recueillir l’avis de la Cour de justice et de transmettre la présente résolution pour information aux États membres, au Conseil et à la Commission.
Proposition de résolution sur l’assassinat de Mehdi Kessaci
Proposition de Résolution :
déposée à la suite d’une déclaration de la Commission
conformément à l’article 136, paragraphe 2, du règlement intérieur
Matthieu Valet, Jaroslav Bžoch, Nikola Bartůšek
au nom du groupe PfE
Résolution du Parlement européen sur l’assassinat de Mehdi Kessaci: nécessité urgente d’une action ambitieuse à l’échelon européen contre le narcotrafic
Le Parlement européen,
– vu l’assassinat de Mehdi Kessaci le 13 novembre 2025,
– vu la déclaration de la Commission du 15 décembre 2025 sur l’assassinat de Mehdi Kessaci et la nécessité urgente d’une action ambitieuse à l’échelon européen contre le narcotrafic,
– vu l’article 136, paragraphe 2, de son règlement intérieur,
A. considérant que la mort de Mehdi Kessaci résulte d’un assassinat mafieux visant à intimider son frère Amine et sa famille, engagés dans la lutte contre le fléau du narcotrafic, notamment à Marseille;
B. considérant que cet assassinat s’inscrit dans le contexte général de la violence quotidienne liée au narcotrafic, qui ravage des quartiers entiers de nos villes et, plus récemment, des zones rurales;
C. considérant que ce commerce lucratif fait d’innombrables victimes; qu’il s’agit à la fois de victimes directes de la violence interne inhérente aux réseaux de narcotrafic et de victimes indirectes, victimes collatérales de règlements de comptes liés à la drogue, comme Socayna, femme de 24 ans décédée le 13 septembre 2023 après avoir été touchée par une balle perdue alors qu’elle se trouvait dans sa chambre à Marseille, et Fayed, 10 ans, mortellement blessé à la tête le 21 août 2023 alors qu’il se trouvait dans la voiture de son oncle à Nîmes;
D. considérant que, compte tenu du degré de violence et de son ampleur, il y a lieu de lutter contre le narcoterrorisme et d’adapter la volonté politique et les ressources en conséquence;
E. considérant qu’il est nécessaire de prendre des mesures souples et efficaces sur le terrain pour faire face aux évolutions rapides du narcotrafic;
F. considérant que cette situation est le résultat d’une période trop longue de complaisance politique et sociétale, voire de bienveillance, à l’égard de la toxicomanie;
G. considérant que, par principe, il n’est pas possible de lutter contre ce fléau en déchargeant les consommateurs de leur responsabilité;
H. considérant que l’Union européenne a mis au point, dans le cadre de ses politiques en matière de justice et d’affaires intérieures, des outils juridiques, opérationnels et techniques permettant aux États membres de coopérer entre eux, avec le soutien d’agences spécialisées, tant au sein de l’espace européen de liberté, de sécurité et de justice qu’à ses frontières extérieures;
I. considérant que ces outils peuvent être utilisés pour renforcer la lutte contre le trafic de drogue au niveau de l’Union et au niveau international, en collaboration avec des pays tiers;
J. considérant que cette lutte doit également associer les pays de provenance des drogues, qui ne peuvent être considérés comme des partenaires fiables de l’Union s’ils ne coopèrent pas de manière sincère et efficace dans ce domaine;
1. condamne avec la plus grande fermeté le lâche assassinat de Mehdi Kessaci et exprime son soutien sans réserve à sa famille dans cette épreuve et, plus largement, dans son combat héroïque;
Cadre général de lutte contre le narcotrafic
2. estime qu’il faut parler d’une véritable guerre contre le narcotrafic et se doter de tous les moyens juridiques, politiques, financiers et matériels pour la mener;
3. souligne que les forces de police de tous les continents ont établi un lien entre les réseaux de trafic de migrants et ceux de trafic de drogue, la logistique du transport de drogue étant également utilisée pour transporter des immigrés illégaux; constate que plus de 90 % des migrants entrant illégalement dans l’Union auraient recours à ces réseaux criminels;
4. rappelle que les migrants en situation irrégulière, en particulier les mineurs, constituent une main-d’œuvre idéale pour les trafiquants, car ils sont plus discrets, plus mobiles, plus dépendants et donc plus faciles à exploiter que les autres;
5. considère que l’Union devrait traiter comme des organisations terroristes les cartels de la drogue identifiés comme tels, ce qui faciliterait le travail de renseignement des autorités nationales à leur égard;
Mesures policières et judiciaires
6. invite les États membres concernés à renforcer considérablement, avec le soutien de Frontex si nécessaire, les ressources humaines, matérielles et technologiques allouées aux contrôles aux frontières extérieures dans le cadre de la lutte contre le trafic d’armes, d’êtres humains et de drogues, en particulier dans les grands ports, dont certains sont devenus de véritables «plaques tournantes de la cocaïne»;
7. invite Europol, avec l’aide de l’Agence de l’Union européenne pour la gestion opérationnelle des systèmes d’information à grande échelle au sein de l’espace de liberté, de sécurité et de justice (eu-LISA), à renforcer son soutien aux services répressifs nationaux afin d’accorder une priorité réelle à la lutte contre le narcoterrorisme;
8. invite Eurojust à mieux soutenir les équipes communes d’enquête mises en place par les autorités nationales compétentes;
9. demande à la Commission de veiller à ce que la création de la nouvelle agence européenne des douanes ne compromette pas les synergies et la coopération actuelles entre les autorités douanières nationales des États membres, Europol et Frontex en matière de prévention et de lutte contre le narcotrafic;
10. charge la nouvelle autorité de lutte contre le blanchiment d’argent de se concentrer sans délai sur les flux financiers liés au narcotrafic;
11. charge la Commission de pourvoir aux ressources juridiques et matérielles requises pour mener à bien cette lutte et pour soutenir les agences concernées, en procédant à une réaffectation des budgets actuels;
12. demande une coopération plus étroite avec Interpol dans la lutte contre le trafic d’armes, d’êtres humains et de drogues; rappelle, à cet égard, l’exemple encourageant que constitue l’arrestation, en février 2025, de Mohamed Amra, qui faisait l’objet d’une notice rouge d’Interpol;
13. demande que les règles relatives à la protection des données soient assouplies de manière proportionnée dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic;
Dimension extérieure
14. souligne que pour être efficace, la lutte contre ce fléau doit démarrer à la source et se poursuivre sur l’ensemble du processus;
15. demande à l’Union de coopérer avec les pays de provenance des drogues et de dénoncer et sanctionner les pays tiers qui refusent de coopérer ou qui ferment les yeux, d’une manière ou d’une autre, sur le trafic, les flux financiers qu’il génère ou sur les trafiquants eux-mêmes;
16. constate avec inquiétude que les territoires d’outre-mer des États membres sont devenus des cibles privilégiées pour les cartels sud-américains, par exemple les Antilles françaises, qui sont devenues une porte d’entrée pour la cocaïne vers des ports tels que Le Havre;
17. demande que soit examinée avec soin la présence massive de puissants cartels dans certains pays candidats et dans les pays bénéficiant de la politique européenne de voisinage;



