Assassinat de Mehdi Kessaci: nécessité urgente d’une action ambitieuse à l’échelon européen contre le narcotrafic

Assassinat de Mehdi Kessaci: nécessité urgente d’une action ambitieuse à l’échelon européen contre le narcotrafic (débat)

Monsieur le Président, d’abord un mot, évidemment, pour Amine Kessaci et son frère – Amine, avec qui j’ai eu l’occasion de débattre dans des fonctions précédentes. Nous ne partageons pas les mêmes opinions, mais, en tout cas, j’ai toujours respecté sa force de caractère et ses convictions, et j’imagine que son frère aurait fait un excellent gardien de la paix, armé des mêmes valeurs que celles que j’imagine que l’on partage au sein de sa famille.

Mesdames et Messieurs, je vais vous parler d’une guerre: pas de Kiev, pas d’Alep, pas de Bagdad, mais en France, face aux narcoterroristes. Au lieu d’envoyer blindés, hélicoptères, CRS et escadrons de gendarmerie mobile face à nos paysans, envoyons-les là où la République recule, dans les cités qui tombent une par une aux mains des gangs. Nous tiendrons le terrain face aux «narcoracailles» qui tiennent les murs! Nous enverrons la CRS 8, les CRS 81, 82, 83 et 84, ainsi que les seize nouveaux escadrons de gendarmerie mobile aider leurs frères d’armes de la sécurité publique, des BST, des BAC et des PSIG. Non pas avec des Fiat Ducato, pas avec des Renault Master épuisés ou des Iveco rincés, mais avec de nouveaux véhicules puissants, blindés, légers, pour attaquer ces points de deal en toute sécurité.

Nous créerons et nous enverrons des nouveaux blindés de la gendarmerie plus légers, plus maniables, dans les cités, appuyés par des hélicoptères et des drones afin que nos forces puissent progresser, traquer et interpeller les guetteurs et les dealers en toute sécurité, même au milieu des tirs d’armes de guerre, comme on l’a vu à Rennes ou à Castres.

Pour nous, les consommateurs ne sont pas des victimes: ce sont des complices. Ils ont du sang sur les mains: celui de Mehdi et celui de Socayna à Marseille, celui de Fayed à Nîmes. Ils devront payer et faire une courte peine de prison. Nous frapperons aussi les réseaux: création d’une nouvelle police judiciaire, renforcement des brigades de recherche et d’intervention avec une prime de spécialité, comme pour les motards, les BAC et les FTSI, qui l’attendent tant.

Nous créerons un groupe de travail contre la criminalité organisée, parce qu’il faut frapper non seulement les trafiquants de drogue, mais aussi ceux du trafic d’armes, du trafic d’êtres humains – le proxénétisme explose dans nos cités. Nous irons aussi chercher le pognon des trafiquants avec le fisc, qui ne demande que ça, et nous redistribuerons les avoirs criminels aux enquêteurs pour les motiver.

En parlant d’enquêteurs, plan pour aider les OPJ: paiement des heures supplémentaires, simplification de la procédure pénale et nouveaux logiciels de procédure avec l’intelligence artificielle. Enfin la parole du policier sera supérieure à celle du voyou. L’administration protégera ses policiers et ses gendarmes en payant l’avocat et l’hôpital automatiquement.

Nous sommes prêts à leur mener la guerre, pas avec des Playmobil, mais avec une véritable armée, policière – et pas celle qui nous protège à l’extérieur, au péril de sa vie, pour le drapeau français.